La petite musique monte doucement de ma chaine, le piano commence doucement sa petite mélodie, les instruments s’harmonisent, se mêlent les uns aux autres dans une douce mélancolie. Alors je ferme les yeux et m’échappe dans ce nouveau monde, au milieu de l’Océan. Je ne suis qu’un fantôme dans ce monde, je peux flotter, dans l’air comme dans l’eau, sans jamais boire la tasse. Je me laisse alors bercé par la musique, et alors que l’intensité monte, je commence à me déplacer sous la surface. L’eau est claire, le soleil qui se reflète à l’intérieur me donne l’impression qu’un ange ou Dieu se trouve au dessus de moi. Je m’enfonce dans les profondeurs, le monde s’assombrit, la lumière commence à se raréfier.
J’aperçois alors le fond, autour duquel une société qui m’était alors inconnue m’apparait. La vie grouille de partout, je me trouve au milieu d’une ville sous marine, les coraux abritant les petits poissons alors que les prédateurs cherchent en vain à trouver un poisson maladroit ou naïf afin de survivre. J’observe les mouvements, les interactions qui occupent les différentes espèces. Soudain une ombre surplombe la cité, cette ombre ressemble à celle d’un ange, protecteur, calme. Je suivi cette ombre, et put finalement voir une Manta. Je décidais alors de la suivre…
La musique qui continue se met alors à me donner des frissons, la tension monte et alors je me retrouve amené par la Raie devant ce que le monde recherche depuis des centaines d’années : l’Atlantide, citée de Poséidon, traitresse vis-à-vis de lui, punie par lui, engloutie par lui. Au milieu des temples en ruine, des restes de maisons, une sorte de Cathédrale se tenait là, debout, recouverte par les algues, mais encore magnifique. J’étais attiré par elle, elle était un aimant, et je me dirigeais sans réellement le vouloir vers elle. Alors que je pensais être tout proche, je remarque sa taille gigantesque, inhumaine, mystique… J’arrive enfin devant la porte, gigantesque. Elle s’ouvre alors toute seule. Elle semble faite en Or, Ouvragée comme jamais je n’en ai vu. La Basilique St Pierre de Rome ressemble à une petite chapelle, mal décorée face à ce monstre de pierres taillées, agrémenté d’or et de marbre. Les gravures de Poséidon arrivant dans la ville, les fêtes en son honneur, mais aussi les blasphèmes contre lui se trouvent sur cette porte. Seul manque la fin de l’histoire. J’entre dans la cathédrale, qui se trouve être remplie d’air, l’eau n’y pénètre pas, les Atlantes semblent avoir découvert un havre de paix, une utopie de vie sous-mer, après la dystopie qui résidait alors sur terre. La musique s’arrêta et alors je retournais à la vie réelle et rouvrit les yeux…

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